Que vient faire Michael Jackson dans le p'tit monde de Zoun?
Il fait tout simplement parti de ces artistes qui m'ont influencé, qui m'ont fait rêver, ado, grâce à leur travail.
Mais en quoi m'a-t-il influencé?
Si vous lisez ce qu'il dit ci-dessous, vous comprendrez:
Je me rappellerai toujours de mon frère Jackie qui me disait :
"Michael, il faut absolument que tu regardes cette chaîne.
C’est dingue, leur concept est révolutionnaire. Ils passent des vidéos musicales 24h sur 24h…
24h sur 24h, tu te rends compte !"
J’ai dit : "Ok, fais voir…"
Et puis j’ai regardé les images en disant :
"Si seulement ils pouvaient rendre tout ça un peu plus divertissant, y mettre plus d’histoires et de danse, je suis certain que ça plairait mieux aux gens."
J’ai donc décidé que pour mes prochains clips il fallait qu’il y ait une histoire, avec une introduction, un développement et une fin, de façon à ce que l’on puisse suivre un fil linéaire ;
il fallait qu’il y ait un fil conducteur.
Extrait de l'interview de Michael Jackson pour Ebony Magazine.
Propos recueillis pas Bryan Monroe
Traduction MJFrance
Ebony: Qu’est-ce que cela vous fait de vous dire que vous êtes entré dans l’histoire ? Vous y pensez parfois ?
MJ: Oui, j’y pense beaucoup. Je suis fier d’avoir ouvert des portes (pour les autres), d’avoir contribué à détruire certaines barrières. C’est en
voyageant, en allant en tournée dans des stades que je me suis rendu compte de l’influence qu’a la musique. Depuis là scène je voyais le public s'étendre à perte de vue. C’est un sentiment
fantastique, mais qui est issu de nombreuses souffrances.
Ebony: Comment ça ?
MJ: Quand l’on est un pionnier au sommet de son art, les gens essaient de vous agresser. C’est comme ça : les gens veulent attaquer ceux qui sont
tout en haut de l’échelle. Mais je suis reconnaissant par rapport à tous ces records battus, d’avoir fait certains des albums les mieux vendus, d’avoir eu tous ces titres classés numéro 1… Je
suis toujours reconnaissant pour cela. Moi quand j’étais gamin je m’asseyais dans le salon et j’écoutais les disques de Ray Charles que mettait mon père. Ma mère me réveillait parfois à trois
heures du matin en disant : "Vite Michael, il passe à la télé !" Alors je me précipitais devant la télé pour y voir James Brown et je me disais : "Voilà ce que je veux devenir."
MJ: Je n’aime pas les longues tournées. Mais pour un artiste, partir en tournée c’est un moyen magnifique d’affiner son art, et c’est ce que j’aime
là-dedans. On trouve ça à Broadway aussi et j'adore ça, voilà pourquoi les acteurs y vont, pour affiner leur art. Et ca marche bien. Car il faut des années pour devenir un grand artiste, des
années. On ne peut pas prendre le premier inconnu venu, le pousser sur scène et s’attendre à ce qu’il puisse rivaliser avec un (véritable) artiste, car ça ne fonctionnera pas. Et le public s’en
rend bien compte, les gens le voient. Ils remarquent immédiatement la façon que la personne sur scène a de bouger la main, le corps, d’utiliser un micro ou de faire son salut.
Ebony: Que pensez-vous de ce qu’on raconte sur vous ? Quelle est votre réaction face à cela ?
MJ: Je n’y accorde aucune attention. Je trouve que c’est une preuve d’ignorance. En général ça n’est pas basé sur des faits mais sur un mythe, celui du
mec que les gens ne voient jamais. Dans tous les quartiers vous avez toujours un type que les voisins ne voient jamais, alors ils racontent des commérages sur lui. On entend toutes sortes
d'histoires sur lui, des rumeurs qui prétendent qu’il a fait ci ou ça. Les gens sont cinglés !
Moi tout ce que je veux c’est faire de la bonne musique.
MJ: Mon but c’est toujours de créer de la musique qui va influencer les générations suivantes. Que ce soit une sculpture, un tableau ou une musique,
un artiste veut forcément voir ses créations survivre. C’est comme ce que Michel-Ange a dit : "Je sais que le créateur partira, mais l’œuvre survivra. Ainsi, c’est pour échapper à cette mort que je
tente de lier mon âme à mon travail." Je ressens la même chose, je donne tout dans mon travail car je veux qu’il continue à vivre.
Mission accomplie... tu peux dormir tranquille.
Thriller Le clip culte de Michael Jackson en 1982. Réalisé par John Landis, la star fait scandale avec ce clip de 14 minutes, ce qui l'oblige à ajouter un
message en introduction précisant que cette histoire de morts vivants n'a rien à avoir avec ses croyances... Tourné comme un véritable long-métrage, ce clip est toujours considéré comme le
meilleur de toute l'Histoire vingt-cinq ans après sa sortie.
Smooth Criminal
Peut-être un peu moins connu du grand public, "Smooth Criminal"
et son clip ont marqué la carrière de Michael Jackson.
Il s'agit du septième single extrait de l'album "Bad". Le clip est en fait un extrait du film "Moonwalker".
On y retrouve l'acteur Joe Pesci, ainsi que Sean Lennon (fils de John Lennon)
qui était enfant à l'époque. La chorégraphie du clip est impressionnante,
la chanteur expérimentant de nouveaux pas de danse lors de cette vidéo.
Scream
"Scream" est un hymne contre la presse people que chante la star aux côtés de sa sœur, Janet.
La chanson fut le premier single de l'album "HIStory" paru en 1995.
Résolument futuriste, le clip est tourné en noir et blanc.
Ce clip était à l'époque le plus cher de toute l'histoire de la musique : 7 millions de dollars !
Billie Jean
C'est sans doute « la » chanson la plus culte du répertoire de Michael Jackson. Le single est sorti en janvier 1983 et il est resté pendant sept semaines d'affilée à la tête du Billboard Hot 100
américain et neuf semaines en tête du top R&B. Jackson y raconte qu'il refuse d'avoir une liaison avec une fille nommée… "Billie Jean" bien sûr ! Le clip a vieilli mais il est révolutionnaire
pour l'époque, notamment avec les dalles qui s'allument ! Waow !
They don't care about us
Extraite de l'album "Dangerous" (1991), cette chanson dispose de deux clips. La version que nous vous proposons est la première, tournée dans une prison. La vidéo sera retirée en raison de sa
violence et Jackson décidera d'en tourner une autre version alors qu'il est en tournée,
dans les rues de Salvador, au Brésil.
In the closet
Autre extrait de l'album "Dangerous" : "In the closet". Michael Jackson raconte l'histoire d'amants obligés de se cacher. A la base, cette chanson devait être un duo avec Madonna mais c'est
finalement Stéphanie de Monaco qui prête sa voix à la chanson. Pourtant, c'est la top model Naomi Campbell qui joue aux côtés du Roi de la Pop. Chaleur !
Black or White En1991, Michael Jackson
sort un nouvel album intitulé Dangerous. Le disque est un succès planétaire et contient une belle série de tubes : Jam, In the Closet, Remember the time... Le clip le plus marquant est de
loin celui de Black or White (avec la participation des acteurs John Goodman et Macaulay Culkin),
plaidoyer pour la tolérance au-delà des couleurs de peau.
Jam
L'originalité de ce clip est que la star a réussi à faire participer Michael Jordan,
véritable légende de la NBA. Ce dernier apprend à Jackson à jouer au basket
tandis que le Roi de la pop lui apprend quelques pas de danse.
Whatzupwitu Cette chanson a
été réalisée en 1993 pour la sortie de l'album d'Eddie Murphy ” Love's Alright”
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